Assemblage

Atomic flower, pmma et plastique souple papier et terre, installation diamètre d’ environ 70x80x70cm, 2018

Idée du Jaune, plâtre effet porcelaine et résine epoxy, installation, taille sculptures environ 18x18x18cm, 2019.

Maquettes

Fleurs du souvenirs, papier, bamboi, platre, peinture acrylique, environ 3017x12cm, 2019.

Collectif d’Artistes Think Now group,

Photographies des maquettes à l’échelle 1 de l’installation intitulée, “ Ici et maintenant”,

au K.A.B (Kiosque Art (du square du jardin des) Batignolles), 2018, Paris XVIIeme.

Fan Hongchuan (artiste, sculpteur, performeur, Chine), Guévork Aivazian (Artiste, performeur et Editeur, Arménie et Biélorussie), Maya O’Maya (artiste et designer, France-Congo), Virginie Moly (artiste textile et performeuse, France-Chine) Photographs installation and implementation of the KAB device and staging for group photography, 2018, Paris.

Reliefs

Un extrait idéal, 


12,5x13x5,5cm, tirage plâtre, d’après moulage impression de sculpture 3D, Collaboration avec le sculpteur digital Edgar Skomorovski, 2018.


Rhizome,

peinture à l’huile, velour, céramique, 5 cm d’épaisseur 27cm de diamètre, 2017


Conséquences,

 linogravure sur bois, Ile de Ré,

15×12×3cm, 2017


Itinéraire

Maya O’Maya (aka Sandra Smadja) est une artiste franco-afro-caribéenne et séfarade méditerranéenne née à Brazzaville en 1981, vivant et travaillant entre Paris et plusieurs territoires traversés par ses recherches.

Son nom d’artiste trouve son origine dans l’aéroport Maya-Maya, lieu de passage inscrit dans sa mémoire d’enfance.

Diplômée d’un Master de recherche de l’École des Arts de la Sorbonne en 2007, elle développe depuis une recherche autour des relations entre paysage, mémoire, territoire et vivant. Son mémoire, consacré aux processus de créolisation culturelle à travers la figure du Jardin d’Acclimatation, dans une perspective proche des réflexions d’Édouard Glissant, interrogeait déjà les liens entre nature, déplacement, adaptation et regard.

Artiste plasticienne, designer et chercheuse en création sensible, Maya O’Maya développe une pratique située à la croisée de la peinture, du dessin, du design visuel, de la médiation culturelle et de la recherche autour du territoire, de la mémoire et de la perception. Inspirée par ses origines multiculturelles et son expérience diasporique entre Afrique et Europe, elle construit une œuvre qui refuse les identités figées au profit d’une pensée de la relation, du déplacement et de l’entre-deux.

Son travail explore les formes de circulation entre cultures, paysages intérieurs et imaginaires collectifs, à travers une pratique où l’image devient espace de résonance. Nourrie par les notions de créolisation d’Édouard Glissant et d’écart développée par François Jullien, sa démarche envisage l’œuvre non comme affirmation identitaire, mais comme espace de transformation sensible, de déplacement du regard et de circulation des formes.

Entre 2007 et 2017, elle développe une série de peintures figuratives autour du portrait déformé et de l’icône culturelle. À travers des figures inspirées autant de l’histoire de l’art occidentale que de la culture populaire contemporaine, elle interroge la manière dont un visage devient image, puis icône. Les portraits, volontairement déplacés et stylisés, oscillent entre présence humaine, masque, mémoire collective et surface de projection émotionnelle. Derrière leur apparente douceur se déploie une réflexion sur la fabrication culturelle du regard, le statut symbolique des images et les mécanismes de sacralisation de certaines figures dans l’histoire collective.

Cette série, intitulée Iconfetish, explorait déjà une réflexion plus large sur la fonction des formes dans les cultures humaines. L’artiste y développait l’idée que le fétiche africain n’est pas un objet divinisé mais un support de transformation collective : une matérialisation temporaire de tensions sociales, politiques, affectives ou spirituelles activée par le rituel, le geste et le mouvement. À travers cette lecture, elle mettait en dialogue icônes occidentales, culture populaire et traditions africaines afin de révéler leur puissance commune d’évocation et de condensation symbolique.

Progressivement, son travail évolue du portrait vers le paysage. Le visage se dissout alors dans des espaces plus ouverts : paysages imaginaires, cartographies sensibles, formes végétales, surfaces narratives et architectures mentales deviennent les nouveaux lieux d’apparition de la mémoire et de la présence. Cette évolution marque un déplacement fondamental : il ne s’agit plus seulement de représenter une figure, mais de rendre perceptible ce qui circule entre les formes, les corps et les territoires.

Dans ses œuvres récentes, Maya O’Maya développe une peinture de la rémanence et de l’exil intérieur. Les compositions fonctionnent comme des espaces de traces où couleurs, motifs et fragments deviennent les témoins d’une mémoire mobile. Inspirée par les principes du vide actif dans les pensées orientales, elle cherche à « révéler le plein par le vide », faisant émerger la présence à travers l’absence, la contre-forme, l’écart et les zones silencieuses de l’image.

La notion de « trace-matière » occupe une place centrale dans sa démarche. L’artiste collecte formes, textures, récits, végétaux, couleurs et références culturelles comme autant de fragments déplacés d’un territoire à l’autre. Par l’assemblage, ces éléments entrent dans un processus de métamorphose silencieuse où l’œuvre devient un espace de circulation entre mémoire individuelle et mémoire collective.

En 2017, elle cofonde Think Now Group avec l’artiste plasticien chinois Fan Hongchuan, le peintre et éditeur Guévork Aivazian, né et grandi en Biélorussie, ainsi que l’artiste textile franco-chinoise Virginie Moly. Le collectif développe une réflexion autour du leitmotiv « ici & maintenant », envisageant la création contemporaine comme une plateforme de dialogue entre l’artiste, l’œuvre et le public. Profondément marqué par les questions de territoire, d’exil, de déplacement et de contemporanéité, le groupe possède une particularité singulière : il n’existe réellement que dans l’acte de création partagé. Think Now Group apparaît et se reforme à travers des collaborations ponctuelles — en duo, trio ou constellation variable — où les pratiques individuelles entrent en résonance temporaire autour d’un espace commun de recherche.

Le travail actuel de Maya O’Maya se déploie désormais dans des formes élargies mêlant peinture, narration visuelle, design, installation, médiation culturelle et recherche-création. À travers ses projets, elle développe une réflexion sur le paysage comme espace de perception et de relation, où l’image n’est jamais pensée comme une forme figée mais comme un champ vivant de transformation, de mémoire et d’évocation de l’invisible.

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